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Ceci est l'histoire remarquable du démarrage de "AlphaStatCan", et comment cela s'est déroulé de façon pratique. Notre expérience a un cachet particulier parce que les cours Alpha (une introduction à la foi chrétienne en 15 sessions) sont rares dans un contexte de bureau, et encore plus au sein de la fonction publique. Le gérant de la librairie Canterbury House, vendeur des vidéos et manuels pour le cours, m'a dit qu'il n'avait entendu parler d'aucun autre Alpha dans un lieu de travail. Normalement, ce sont des églises qui offrent les cours.
AlphaStatCan commença comme projet millénaire. Bien que certains participants des deux études bibliques déjà existantes à Statistique Canada démontrèrent de l'intérêt pour ce projet, une équipe fondatrice tarda à se former. Après trois mois de démarches, il semblait que le projet n'allait pas devenir réalité en cette année 2000.
Un certain jour du mois de mars, un jeune homme se présenta pour la première fois, et quelque peu géné, au local où avait lieu l'étude biblique, nous demandant s'il pouvait se joindre à nous. Il s'avéra qu'il cherchait des réponses à des questions éternelles. Après plusieurs semaines d'assistance, je lui ai demandé s'il aimerait recevoir un grand survol du christianisme, en suivant un cours Alpha au bureau. Il pensait que ceci était une excellente idée pour des gens comme lui, et a offert son aide. Nous avons rapidement trouvé un troisième bénévole provenant de notre petit groupe. L'un s'avéra être un étudiant anxieux mais toujours serviable, l'autre un organisateur dévoué à la prière, et un leader des sessions.
Une de nos préoccupations initiales était l'assistance - est-ce que plusieurs employés seraient intéressés au cours. Le consensus était que quelque petite soit l'assistance, en autant qu'au moins une personne trouve un nouveau sens à sa vie, nous serions heureux. Quelle ne fut notre surprise de voir 30 personnes assister au premier vidéo! L'assistance demeura entre 12 et 26 personnes pour la plupart des sessions. Cette bonne assistance peut être attribuée à la qualité des vidéos, notre annonce sur l'intranet, et nos courriels, rappellant aux gens la réunion suivante et les invitant à amener leur lunch et un ami. La plupart des participants ont beaucoup aimé le cours, et sont revenus pour plusieurs des sessions.
À mesure que d'autres se joignaient aux sessions, le total atteignit environ 18 femmes et 20 hommes. Tous les groupes d'âge en-dessous de 60 ans y étaient représentés. Environ 15 d'entre eux étaient des immigrants récemment arrivés au Canada, et deux ont dirigé la plupart des sessions. Sept personnes membres du Club Toastmasters de Statistique Canada participèrent, dont trois qui sont devenus des leaders de sessions. Encore plus important que le nombre de participants, plusieurs personnes ont dit que le cours avait approfondi leur foi ou les avaient aidé à développer une bonne base à leur foi chrétienne. Des habilités de leadership ont également été développés par certains qui n'avaient pas d'expérience antérieure de leadership. "Trouvez votre propre remplaçant", une bonne devise pour des leaders de petits groupes, n'était pas une tâche difficile dans ce groupe.
Dans chaque session, on commençait avec une introduction, ensuite on montrait le vidéo, puis une discussion s'ensuivait. Les vidéos duraient environ 45 minutes, laissant peu de temps pour permettre aux participants de bien se connaître. Afin de compenser pour le temps de discussion trop court, nous encouragions l'asssistance à notre étude biblique, ainsi qu'à des discussions informelles à la cafétéria. En dépit du manque de temps, des amitiés se développèrent ou se raffermirent. Des invitations informelles à aller manger ou prendre un café semblaient mieux marcher que les réunions de groupe. L'assistance à notre étude biblique augmenta un peu, et, ce qui est plus important, un sentiment de fraternité et de la présence de l'Esprit Saint s'est développé.
Suite à des requêtes que la série soit répétée, une nouvelle session commença à l'édifice Coats à l'automne 2000, coordonnée par deux nouveaux immigrés. Un des participants commença la série AlphaStatCan en français, en janvier 2001. Au moins huit des participants du premier cours Alpha étaient des francophones. Les habiletés de leadership et l'intérêt dans de tels projets étaient maintenant solidement ancrés.
Après le deuxième cours Alpha, un cours Béta (série vidéo faisant suite à Alpha) eut lieu de janvier à mars 2001, toujours dans la salle de conférence de la bibliothèque. Notre prière est que ce programme et d'autres programmes semblables vont continuer de changer des vies, vont complémenter les études bibliques à Statistique Canada, et vont enrichir les amitiés entre employés.
Ce fut une excellente expérience pour moi de répéter le cours après trois ans, puisqu'il m'a aidé à mieux comprendre des sujets comme la nature de Jésus et le Saint-Esprit. J'ai aimé apprendre à connaître de nouvelles personnes, ainsi que de voir l'empressement démontré par certains pour diriger le groupe. Malgré un sens de fraternité allant en augmentant dans le groupe, toutefois, nous avons manqué de temps pour discuter. Néanmoins, chaque réunion eu ses moments spéciaux. À la toute dernière réunion, un employé de Statistique Canada se présenta pour la première fois, exprimant le désir de revenir assister au prochain cours, et de diriger. Un membre du groupe emprunta le dernier vidéo afin de pouvoir le montrer aux membres de sa famille et à ses amis, tandis que d'autres ont communiqué la joie d'Alpha au sein de leur club Toastmasters. Ma propre vie ainsi que celle des autres a semblé être transformée par le cours. Quatre personnes ou plus, qui étaient initialement curieux vis-à-vis le christianisme, sont maintenant bien engagés ou en train de le devenir, sont intéressés à continuer, et ont trouvé des mentors chrétiens informels.
Initialement, j’avais mentionné à une personne qui était "en recherche" que le cours serait un succès si même seulement une personne était transformée en profondeur. À la fin du cours, quand cette même personne se préocuppait du nombre de personnes qui assisterait au prochain Alpha, je lui ai rappelé du but minimum de deux ou trois rassemblés en Son nom. Sa réplique était que le nombre était quand même important. Le message du Christ, en résumé, est de répandre la bonne nouvelle à toutes créatures, alors le nombre est important. J’ai été par conséquent content de voir une emphase placée sur la publicité, pour le prochain cours. Quelques membres du groupe semblaient particulièrement bien jouer ce rôle. Ils ont également augmenté l’assistance en invitant des amis, et en priant, la meilleure méthode de toutes. Environ 15 personnes ont assisté régulièrement au deuxième cours, dirigé par trois nouveaux coordinateurs.
Quelques problèmes demeurent, par rapport à un Alpha à l’heure du lunch. Le plus pressant est relié au fait que le temps disponible, une heure, ne laisse que 10 minutes environ pour la discussion, et très peu de gens veulent ou peuvent rester plus longtemps pour discuter. Le nombre de participants dépasse d’habitude le nombre maximal de 12 personnes recommandé pour des groupes de discussion. Certains leaders dans notre groupe se sentaient réticents face à la possibilité de couper une partie des vidéos, ou de les raccourcir afin de permettre plus de temps de discussion. Encourager les membres à assister aux études bibliques a aidé certains d’entres eux. Développer des amitiés avec les personnes qui sont "en recherche", et les rencontrer pour un café ou un lunch, semblait avoir le plus de potentiel afin de répondre au besoin de plus de discussion. Nous avons donc décidé de placer plus d’emphase sur ces deux approches, pour tous cours ultérieurs. Afin de pouvoir maximiser nos temps de discussion de durées limitées, nous demanderons à chacun d’écrire leurs questions sur des bouts de papier, durant le vidéo. Ces questions seront alors discutées après le vidéo, ou durant une réunion plus informelle à une date ultérieure. Ces solutions ne sont pas idéales, alors nous continuerons d’expérimenter.
RÉSUMÉ: TRAJET À SUIVRE POUR UN ALPHA AU BUREAU
Frank Jones, March, 2001