Résumé
Les relations sexuelles intimes ne sont qu'à leur début chez les personnes âgées de 12 et 13 ans. L'objet de cette étude est de déterminer où on en est au Canada et de revoir certains facteurs importants qui peuvent déclencher le développement de relations sexuelles intimes, ceci étant défini comme des attouchements ou la relation sexuelle coïtale.
Le premier sondage Canadien sur l'activité sexuelle des 12 à 13 ans indique que, selon les enfants qui répondent aux questions sur l'intimité sexuelle, une fille sur cinq a participé à des attouchements sexuels au-dessus de la taille (un sur quatre pour les garçons). 15% des filles, ont participé à des attouchements en bas de la taille (20% des garçons), tandis que 4.4% des garçons ont participé à des relations sexuelles coïtales. Parmi les filles, 16% rapportent avoir eu des relations sexuelles intimes à l'âge de 12 ans et 25% à l'âge de 13 ans (21% et 33% respectivement pour les garçons).
L'incidence de relations sexuelles intimes augmente avec la diminution de la présence à l'église, spécialement pour les filles. Le taux est plus haut pour les filles et garçons Catholiques Français, comparativement aux Catholiques non-français, Protestants libéraux, chrétiens conservateurs et les enfants ayant aucune affiliation religieuse. L'incidence est aussi prononcée chez les garçons et filles qui n'aiment pas l'école, qui ont le système pilaire en croissance, qui croient que les autres enfants les trouvent beaux, qui respectent l'heure convenue de rentrer à la maison et qui ont des mères qui fument quotidiennement.
L'estimation d'un modèle, confirme l'importance de plusieures de ces relations, après qu'on ait effectué un contrôle des autres facteurs. De plus, les résultats analytiques constatent une plus grande fréquence d'intimité chez les garçons qui consolent les autres, chez les filles qui s'adonnent à des activitées de bienfaisance et chez celles qui ont des mères sans degré universitaire. On ne retrouve aucune trace de relation intime chez les filles et garçons ayant des frères ou soeurs plus agés ou qui sont heureux dans la vie.
L' étude conclut que les parents, éducateurs et analystes devraient s'impliquer.