L’engagement religieux dans les zones métropolitaines et non-métropolitaines
du Canada, 1997
Décembre 2000
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Résumé
Cette étude explore la nature de l’engagement religieux de la population
âgée de 15 ans et plus dans les zones métropolitaines et
non-métropolitaines des provinces canadiennes.
L’engagement religieux est mesuré selon la participation hebdomadaire à des
services religieux, la participation au moins mensuelle (régulière) à
des services religieux, les personnes qui se disent « religieuses » ainsi que les
nouveaux participants potentiels, c’est-à-dire la population religieuse qui ne participe
pas régulièrement à des services religieux.
- L’assistance régulière à des services religieux se situe entre un
maximum de 51% dans les régions rurales de l’Île-du-Prince-Édouard et un
minimum de 21% à Montréal et dans les régions non-métropolitaines
de la C.-B.
- La population religieuse va d’un maximum de 72% dans les zones non-métropolitaines
de la Saskatchewan à un minimum de 43% à Montréal.
- Les nouveaux participants potentiels s’échelonnent entre 42% à Saskatoon et
16% dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick.
- Parmi les dénominations religieuses, la participation régulière varie
de 29% pour les catholiques francophones à 76% pour le groupe des
pentecôtistes/témoins de Jéhovah. Les plus importants groupes
confessionnels protestants, l’Église unie et l’Église anglicane, avaient des taux
de participation relativement bas.
- Les nouveaux participants potentiels étaient les plus nombreux pour ces deux
églises protestantes avec respectivement 123% et 134% des participants réguliers
de ces églises. Les nouveaux participants potentiels étaient le moins
élevé dans le groupe des pentecôtistes/témoins de Jéhovah
(22% des participants réguliers) et l’ensemble des groupes religieux non-chrétiens
(36%). En excluant les 26% de personnes religieuses parmi celles qui n’ont pas d’appartenance
religieuse, les nouveaux participants potentiels se chiffrent à plus de cinq millions au
Canada, dont 25% de catholiques francophones et 27% de catholiques anglophones.
- Des modèles simples sont proposés pour tenir compte des variations
interrégionales dans trois variables d’engagement religieux, et les déviations
des prédictions régionales sont examinées.
Il peut être intéressant pour les chefs des églises et les membres
engagés de prendre note du fort potentiel de développement des membres pour la
plupart des groupes confessionnels au Canada, en particulier pour l’Église anglicane,
l’Église unie et l’Église catholique. Dans chaque région et chaque groupe
religieux, il y a de nombreux adultes qui se disent religieux mais qui ne participent pas présentement à des services religieux chaque semaine ou chaque mois.