Engagement religieux et bénévolat chez les parents:
qui sont les bénévoles et comment le bénévolat influence-t-il leur vie?

Novembre 2000

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Résumé

En 1997, les mères et pères canadiens ayant au moins un enfant de moins de 18 ans à la maison constituaient 37% de tous les bénévoles âgés de 15 ans et plus, alors qu’ils ne représentaient que 31% de la population. Les pourcentages pour les mères et les pères dépassaient tous deux ceux des autres femmes et hommes faisant du bénévolat.

Les parents qui assistaient à un service religieux au moins une fois par mois étaient bien plus susceptibles de faire du bénévolat que les autres parents, quelles que soient leurs autres caractéristiques : sexe, province de résidence, niveau de scolarité, participation religieuse durant la jeunesse ou personne dont les parents ont fait du bénévolat, par exemple.

Le pourcentage de parents qui faisaient du bénévolat était le plus élevé chez les Luthériens, suivis par les Baptistes, les membres de l’Église unie et les Anglicans et le plus bas chez les non-chrétiens, les Catholiques francophones et anglophones, les Presbytériens et les parents sans appartenance religieuse.

Sauf pour les chefs de famille monoparentale, les parents qui font du bénévolat passaient en moyenne à peu près autant de temps chaque jour avec leurs enfants que les parents qui n’en font pas. Ceux qui participaient chaque semaine à un service religieux avaient tendance à consacrer plus de temps à prendre soin de leurs enfants que les parents qui ne participaient que mensuellement ou peu fréquemment à des services religieux, qu’ils fassent ou non du bénévolat. Les parents qui faisaient du bénévolat avaient moins tendance que les autres parents à dire qu’ils n’avaient plus le temps de s’amuser, et ceux qui assistaient à un service religieux chaque semaine étaient les moins susceptibles de trouver qu’ils n’avaient plus le temps de s’amuser.

Enfin, cette étude fait état d’estimations de la vraisemblance que les mères et les pères fassent du bénévolat et elle décrit certaines incidences politiques dans sa conclusion.

En conclusion, les chefs de file du bénévolat devraient prendre note de cette étude, nombre d’entre eux n’étant peut-ê tre pas au courant de l’importance de la contribution des parents, compte tenu surtout des nouvelles conclusions qui indiquent que ni le temps consacré aux soins des enfants ni la jouissance de la vie ne semblent diminuer sensiblement pour les parents qui font du bénévolat. Les chefs religieux devraient trouver encourageants les résultats qui démontrent que les personnes qui sont très engagées envers les groupes confessionnels sont aussi celles qui sont les plus susceptibles de faire du bénévolat. Ils pourraient aussi s’interroger sur le fait que le bénévolat est beaucoup plus important dans certaines confessions. Les dirigeants communautaires et les gouvernements devraient noter la surreprésentation des parents au niveau du bénévolat, de même que le rôle apparemment positif des groupes confessionnels, et accorder des incitatifs pour une telle contribution, tout en se mé fiant des contre-incitations non intentionnelles qui visent les parents ou les groupes confessionnels. Il faudrait encourager les chercheurs et les analystes des politiques à étudier plus profondément le bénévolat des parents, un sujet de recherche presque complètement négligé jusqu’à maintenant au Canada, malgré la disponibilité d’excellentes bases de données de niveau national. Des études détaillées du temps consacré, des services fournis, de la perception des avantages personnels ainsi que de la motivation pour faire ou ne pas faire du bénévolat constituent des exemples de possibilités de recherches. Peut-être encore plus important, il faudrait que les parents soient informés, peut-être récompensés, de leur contribution majeure au bénévolat et à l’exemple positif qu’ils donnent aux futurs citoyens et dirigeants du Canada, leurs enfants, tout en ne négligeant en rien leurs propres responsabilités parentales.